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Cette citation « Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. » illustre parfaitement le travail quotidien et répétitif réalisé ces derniers mois dans mes vignes.

En effet, de mai à juillet, la végétation se développe très rapidement, profitant d’un sol encore frais, d’une chaleur de plus en plus présente et d’un ensoleillement maximum.

Or nous devons sélectionner sur chaque cep les pousses utiles, porteuses de grappes notamment, et éliminer toutes celles superflues, les pampres.

D’où le nom de cette technique, dite de l’épamprage.

Ces pampres détournent à leur profit une partie des éléments nécessaires à la croissance des rameaux fructifères. Il est important de limiter au maximum cette concurrence afin de permettre une alimentation optimale des grappes pour atteindre la qualité idéale que nous recherchons.

Le feuillage en excès gêne la circulation de l’air. Ceci, surtout en période chaude et humide de fin de printemps, favorise l’apparition de champignons pathogènes tels que le mildiou et l’oïdium.

Nous supprimons ces pousses en les cassant à leur base avec la main, ce qui permet d’aérer la végétation et garantir ainsi un meilleur état sanitaire.

De plus, l’ensoleillement des grappes se trouve augmenté, favorisant sensiblement leur maturation et par conséquent la qualité du vin à venir.

De nos jours, dans la plupart des exploitations, l’épamprage est pratiqué essentiellement chimiquement ou mécaniquement.

Chez TERRES FALMET, il est encore effectué comme autrefois, à la main, avec finesse et subtilité, en total opposition avec les méthodes modernes.

J’ai tenu à vous faire partager ce petit film pour vous montrer notre quotidien. 

C’est un travail éreintant, qui s’étale sur deux bons mois, souvent pratiqué sous un soleil de plomb. Il marque et use les corps, nécessite une solide expertise et une grande force mentale.

C’est grâce à ce savoir-faire et à ce courage indéfectible que nous réussissons à atteindre la qualité des vins que vous savourez.